
Je rentrais du travail, il devait être 16H, et comme d’habitude il y avait des bouchons. La mairie socialiste ne veut plus de voiture et ne fait plus de travaux routiers, pensant que cela fera disparaître les automobilistes, au lieu de cela des bouchons immenses se créés chaque soir.
Soudain, plusieurs voitures de police se frayèrent un chemin grâce à leur totem : le clignotant bleu sur la toiture. C’était des grosses voitures, genre 5008.
Je pensais : « mais pourquoi la police intervient-elle ici, en province ? Y a-t-il des manifestations ? Des grévistes ? Mais pourquoi manifester en province vu que le pouvoir est centralisé à Paris ?
Et puis je me suis questionné : est-ce vraiment inutile de manifester en province ? Et je me suis rendu compte que les médias diffusent l’idée que la France n’est la France qu’avec un état fort, que ceci est une évidence, et qu’il ne faut pas toucher à cet état fort, fut-il corrompu.
Alors je pensais à l’Europe qui avait le projet de régionaliser les pays : la Bretagne, la Vendée, le Centre, l’île de France, la Rhur… mais plus de pays, juste une communauté de régions. Et cette idée est combattue par les médias souverainistes, qui prônent un état fort, envers et contre tout et tous.
Cependant, Vercingétorix gagnait contre César en appliquant des batailles isolées et en petit nombre, car l’armée gauloise était inférieure, et ce n’est que lorsqu’il réuni les tribus qu’il perdit la Gaule : en se centralisant, il entra dans le mode de combat attendu par l’armée romaine.
Cependant, lors de la seconde guerre mondiale, la France était coupée en deux : celle occupée et celle libre. Et la résistance fonctionnait quand même, même peu nombreuse. La moitié d’une France vaillante valait alors mieux qu’une France entière soumise.
En somme, un état fort n’existe pas si peu y adhèrent.
Alors je me suis dit : pourquoi ne pas jouer le jeu de l’UE et défendre l’Europe des régions ? Au niveau régional, il est plus facile de peser et de faire et entendre son opinion. Le vrai problème est justement cet état centralisé et sclérosé, qui ne fait qu’appliquer les lois de l’UE et suivre le cabinet noir de l’Elysée.
Et puisque nous sommes dans la République des nombres, où seuls les chiffres comptes : dettes, vaccinés, naissances, morts, diplômés, chômeurs… alors privons l’état central de ces chiffres ! Organisons les régions de sortent qu’elles seules collectent l’impôt : il deviendrait interdit de payer ses impôts sur le site national sous peine d’exil. Les impôts devraient être levés uniquement par les régions.
Sans argent, la République du chiffre s’effondrera. Quel ministre accepterait de travailler sans salaire ? Sans pouvoir ? Ou ne serait-ce qu’avec un pouvoir contesté ?
Plus rien n’existerait au niveau national : plus de ministres, plus d’Elysée, plus de parlement.
Les lois seraient européennes et régionales.
Et petit à petit, avec la tectonique des plaques, les régions se réagluttineraient par intérêts commun : Bretagne et Vendée, Centre et île de France, Bordeaux avec Toulouse…
Et qui sait ? Peut être que l’état reviendrait sous une autre forme, avec d’autres frontières, avec un autre état d’esprit ?
Durant cette transition, on pourrait se faire attaquer, mais on peut compter sur le dévouement des militaires historiques, et du pragmatisme européen.
Pour qu’on retrouve la France, la France doit d’abord disparaître.




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