Aïe

L’IA est partout, dans chaque sujet de conversation, chaque sujet de réflexion. C’est un véritable trou noir dans lequel chacun met ses doutes et ses joies.

Certains disent « l’IA est le mahdi », d’autre « l’IA est l’antéchrist ».

D’autres essaient de se convaincre que l’IA remplacera tous les métiers sauf le leur, car leur métier a comme par hasard quelque chose de spécifique.

Alors voici mon modeste avis, basé sur mon expérience et sur les faits, loin de toute spéculation.

L’IA m’aide à résoudre des problèmes mathématiques dans lequel je suis nul. Elle cherche à m’expliquer comment elle fait mais je ne comprends toujours pas. Mais cela revient au même à ce que je faisais avant, en allant chercher des bribes de code sur internet sans bien les comprendre. 

Elle permet d’accélérer la configuration des serveurs car elle propose des routines bien établies. 

Elle permet de créer des jeux simples, des applis simple ou complexe. Elle évite de se focaliser les problèmes de codage et de conserver ses objectifs sans compromis. Le code peut ensuite être lu et compris, même si je le fais peu. 

Concernant l’administration, l’IA perd de sa superbe. En effet la loi française est un mille-feuille administratif en train de s’écrouler son sous poids. Elle donne des réponses qui sont souvent erronées : confusion entre le contrat CDII et CDIE, confusion ou erreur sur la manière de déclarer certaines rubriques en DSN.

Dire que l’IA remplacera le métier d’ingénieur informatique, c’est abusé car un gestionnaire de paie aura-t-il le temps de chatter avec les agents IA tout en faisant son cœur métier ? 

Dire que l’IA remplacera l’avocat est aussi abusé car qui fera confiance à une IA devant un tribunal ? 

En fait l’IA accélère le travail de celui qui a des bases vis-à-vis de ce travail. 

Le développeur informatique est un traducteur qui traduit en langage informatique le besoin de l’utilisateur. 

L’IA remplace déjà le traducteur de langue pour traduire en direct l’anglais vers le français par exemple. 

Lorsque l’IA traduit de l’anglais vers le français, la personne qui reçoit la traduction est française et parle donc le français. Elle a une clef de compréhension.

Pour traduire de l’idée vers le logiciel, la personne doit connaître ou apprendre à minima comment un logiciel fonctionne pour avoir aussi une clef de compréhension.

L’IA permet donc, en plus d’accélérer le travail, d’ouvrir des portes nouvelles à celui qui a des bases mêmes lointaines vis-à-vis du domaine exploré. Elle permet d’apprendre de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles fonctionnalités. 

L’IA ne mérite pas la confiance car elle se trompe avec aplomb. Mais quand elle a raison, elle permet de nous dépasser, un peu comme le Major avec Cortana.  

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